Entrevue avec Dodo
Confessions d’un sac à dos
Article publié le 15 janvier 2026
Vous est-il déjà arrivé de vous retrouver dans un autobus bondé et d’avoir senti un petit coup dans le dos? Pas de panique, c’est juste Dodo, le sac à dos de votre voisin qui prend un peu trop de place. Dans cette entrevue, notre protagoniste encombrant prend la parole pour nous rappeler qu’un simple geste, comme de tenir son sac dans ses mains dans un véhicule plein, peut transformer le trajet de toutes les passagères et tous les passagers.
Présente-toi et dis-nous ce que tu transportes d’aussi essentiel pour prendre autant de place?
Salut! Je m’appelle Dominique, mais mes ami·e·s m’appellent Dodo.
Je suis un gros sac à dos. Certains me diront que je ne suis pas gros par politesse, mais sache qu’avec le temps, j’ai appris à m’accepter comme je suis. Il faut dire que je suis né ainsi; mon format est héréditaire.
Aujourd’hui, mon humain emporte dans mon ventre une multitude d’objets. Il y a un ordinateur portable de 15 pouces, un repas qui aurait pu être plus léger, une bouteille d’eau d’un litre pour rester hydraté, une tasse de café essentielle à sa productivité, un livre pour passer le temps, des écouteurs utiles dans les transports collectifs, une tablette pour jouer au sudoku et une veste en polar, au cas où il aurait froid.
Je pensais peut-être me mettre à la diète au retour des Fêtes, mais mon humain ne tient jamais ses résolutions.

Comment te sens-tu quand ton humain se retourne… et que tu cognes trois personnes?
Quand l’autobus est bondé, je me sens coincé. Trop coincé.
Petite parenthèse: est-ce que je t’ai dit que je souffre de claustrophobie et que je crains les foules? Mais ça, c’est un sujet pour une autre entrevue…
Bref, quand l’autobus est plein, je serais sûrement mieux dans les bras de mon humain, ou au sol, s’il n’est pas trop crotté. Quoi qu’il en soit, je suis prêt à faire le trajet dans la poussière si ça me permet d’avoir plus d’espace et d’arrêter de donner des coups.
D’ailleurs, j’aimerais profiter de cette tribune pour dire pardon à tous les passagers et passagères que j’ai cognés par inadvertance durant ma vie utile. Un coup de fermeture à glissière dans le visage est si vite arrivé…
Doux rappel de Dodo le sac à dos
Ma place dans les transports collectifs, et celle de tous mes confrères et toutes mes consœurs se trouve dans les mains de notre humain·e lorsqu’il ou elle est debout, et au sol ou sur ses genoux lorsqu’il ou elle est assis·e.

As-tu conscience que tu occupes parfois plus d’espace qu’un passager complet?
Certainement! Le pire, c’est quand mon humain me dépose sur le banc à côté de lui durant l’heure de pointe. Je me suis déjà fait regarder croche par un passager alors que les sièges se faisaient rares. Malaise! Mais mon humain n’a rien vu. Il a continué à faire son sudoku comme si de rien n’était. Il faut dire qu’il était sur le point de terminer le niveau intermédiaire de La Presse en moins de cinq minutes. Un exploit!
Le civisme est un effort partagé
Des gestes simples, souvent spontanés, créent un environnement plus fluide, plus sécuritaire et plus agréable.
Quel geste aimerais-tu que les humains adoptent avant de monter à bord?
Je suis pratique et beau, je le sais. Mais quand l’autobus est bondé, prenez-moi par la main plutôt que par le dos.
Dodo le sac à dos a parlé pour tous les sacs de la grande région métropolitaine: déposez-les au sol dans un autobus bondé! Ce petit geste simple crée espace et confort, et est très civilisé.
Tous les passagers et toutes les passagères vous remercient.
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